Unglorious-GamerZ s'envole, une nouvelle fois, vers l'inconnu. N'ayant que survolé le premier épisode, c'est sans attentes, ni à-prioris, que j'ai testé Lost Planet 2. Armé d'un pad Xbox 360 et d'un verre de coca, nous avons pu nous lancer, sans préavis, dans le carnage bête et méchant d'Akrid. " Nous " ? Yup ! Cette fois-ci, vous n'êtes plus seul !
En parlant d'être seul, et sauvé par l'arrivée tardive de Guillius, on notera le choix "intéressant" de l'emplacement des soirées. La présentation a eu lieu dans une galerie, et jamais je n'ai autant eu l'impression de ne rien à voir
à fa ire avec le décors ! Non pas que je sois réfractaire à l'art sous toutes ses formes, bien au co ntraire, mais les gens étranges qui peuplent ce genre d'endroit ont le don de mettre mal à l'aise.
Pas UNE SEULE fois, y en a un qui a tourné la tête vers un écran. Pas un seul ne doit savoir ce qu'est un jeu vidéo. Ils étaient tous en train parler de trucs aux pif, des conversations tellement clichés, que j'ai eu l'impression d'être un figurant de film d'auteur.
-" Ouiiiiiiii !!!! Alors tu adores l'abstrait, mais t'es plutôt quoi? Braque... Vasarely? Ça me fait penser que j'ai fait l'aquisition d'un Coundelich, dernièrement : une merveille !
J'ai aussi craqué de mon coté : je me suis procuré le monochrome de Whiteman. "
Avec la petite coupe de champagne, et les rires caricaturaux genre "Ho ho ho ho". Les mecs qui ont le don de tenir une conversation d'une demie-heure, sans jamais s'intéresser plus de 3 secondes (chrono) à ce que dit l'autre. Une sorte de bataille épique de "moi je", dont l'issue est plus qu'incertaine. Ok, chacun son milieu, chacun son trip, chacun son école. Mais le mélange des deux mondes soulève la curiosité. Après avoir infiltré le milieu, et ingurgité un nombre incalculable d'amuse-gueules, ces derniers ayant d'ailleurs souvent une forme, et un goût, qui ne veulent absolument rien dire (pas étonnant que seuls les bourgeois peuvent les digérer sans être mal), nous nous sommes dirigés timidement vers les bornes, histoire de tester le jeu. Pour vous mettre dans le contexte : posez-vous sur un canapé du musée d'Orsay, ou du Louvre, branchez votre manette, et jouez au milieu de gens, complètement au pif, qui visitent. Merci Microsoft pour ces experiences inédites ! La prochaine fois, soyons fous ! On va doser dans un hall de gare, ou sur le périph'...
Bref, Lost Planet 2 est donc la suite directe du premier, l'histoire se situant dix ans après les évenements. Rappelez-vous, ça parlait, en gros, de la colonisation de la planète EDN III, planète au climat extrême. On vous envoyait explorer un pot d'Haägen-Dasz, malheureusement (ou pas) squatté par les Akrids. Pour ceux qui auraient loupé l'épisode, les Akrids sont des insectes boostés à l'Omega Pump Up, et c'est à vous, la tapette géante (mouahaha), de faire office de Super Timor. (Achievement Unlocked : 22G " Sweet Memory " - Faîtes trois références dans une seule phrase). Il aura fallu une décennie à l'humanité pour rendre EDN III "habitable", le climat de la planète s'est réchauffé et on pourra même y trouver de la jungle !
Si le contexte a évolué, le moyen d'expression le plus en vogue sur EDN III reste la poudre, et de la bonne poudre qui fout le bordel. Lost Planet 2 propose de mettre le sbeul dans la jungle, le desert, de la bonne vieille neige, en souvenir du bon vieux temps et même un semblant de civilisation humaine.
Comme dit plus haut, le gameplay reste fidèle à ses convictions : de l'action virile et décomplexée. La prise en main est immédiate, on a là un TPS arcade tellement à l'ancienne, que si le jeu avait été en noir et blanc, ça n'aurait pas géné. On vise, on tir, on saute, on tue, on reload, c'est rapide, nerveux et musclé ! Un gameplay sans fioriture, qui apporte une réelle souplesse à l'ensemble, l'objectif du jeu étant totalement assumé : Du fun et TOUT DE SUITE ! C'est d'autant plus bon, qu'on est accompagné de trois de nos potes. Le contexte de la soirée étant ce qu'il est, je n'ai pu jouer qu'avec Guillius en tant que partenaire. Mais ce monstre inarrêtable, que dis-je, ce cyclone force 10 du bourrinage, vaut bien 147 collègues. Sans mentir ou exagérer, Guillius était dans son élement... Armé d'une huit tubes et d'un lance-roquette. Je pouvais, limite, suivre la conversation des mecs de derrière, sur l'apport culturel des films allemands neo-expressionistes muets en noir et blanc, des années 30, et jouer un peu au pif, sans être inquiété par quoi que ce soit.
Ici, pas de personnages, juste des skins, pas de scénario de cinq-milles pages, juste des objectifs à remplir à la chaine, et des sbires à tuer par baril de cent hectolitres. Une jouabilité propre, de l'action rapide ; les personnages peuvent désormais sprinter ; quand on couple ça, avec la caméra " volte face ", et bien sûr le grappin, on peut aller, et tirer partout, très vite.
Seul regret à propos du gameplay simpliste, aussi jouissif et fun que ça puisse être, on se retrouve un peu comme des cons, de temps en temps : quand un Akrid, d'un kilomètre de haut, fauche le terrain avec " sa main la plus puissante ", sauter ou courir, ne sert à rien. On était au mauvais moment, au mauvais endroit, c'est no escape. Ce qui craint un poil quand on voit les dégâts que le boss fait, avec sa mimine.
Les Akrids, justement, qui doivent pester contre leur créature tant leur point faible est ridicule. Imaginez un insecte géant, avec une partie de son anatomie qui brille d'un jaune éclatant. Comme si le Captain Obvious avait colonisé EDN III, avant nous. On ne va pas s'en pleindre. Tout va dans le sens de la philosophie du jeu, finalement : "ne relachez jamais la gachette".
Changement de climat : mais à quoi sert la T-Eng (Thermal Energy), alors? A plusieurs choses : tout d'abord, certaines armes à energie, et VS (les mechas), l'utilisent. Il est aussi possible, grâce à une pression prolongée du bouton start, de remplir sa barre de vie. Attention cela dit, la manipulation est très gourmande ! Rappelez-vous, cependant, que vous êtes quatre. Vous pourrez donner de l'energie à vos collègues, en cas de besoin.
Une barre de " Battle Power " est également présente : imaginez que vous ayez 5000 Battle Power Points, chaque mort vous coûtera 500 points. Pendant le jeu, vous trouverez des balises qui, une fois activée, feront office de Checkpoint. Vous pourrez ainsi respawn près de vos dudes, et continuer la baston directement. En plus des skins Albert Wesker, ou autre Marcus Phoenix, les developpeurs se sont amusés à mettre des emotes débiles dans le jeu. On va de la taunt, à la pose "stylée", en passant par un pouce en l'air, ou un applaudissement. De quoi se taper des délires totalement débiles, ce qu'on n'a pas manqué de faire, avec Guillius, évidement. Sachez que les personnages sont customisables de la tête aux pieds ; avec de nouvelles pieces d'équipements ou des couleurs, le joueur pourra choisir l'esthétique qui lui convient, à son avatar.
On aurait pu croire, maintenant que la restriction imposée par la température est levée, que Lost Planet 2 pourrait offrir de l'exploration... Et bien non. Le jeu est très dirigiste, renforçant, encore une fois, l'aspect arcade du soft. Je le répète, une fois de plus pour être bien sûr, ce jeu est d'un bourrinisme TOTAL. C'est le mariage de l'ambiance de Starship Troopers, avec la partie virile et arme à feux de la filmographie de Schwarzy. Si vous voulez du scénario, ce n'est pas ici que vous le trouverez ; si vous cherchez un défouloire, ou de quoi se taper des barres online
avec des potes, engagez-vous soldat !
Je finirai brièvement sur le mode online : j'ai pu tester un deathmatch de type "bordel total" à 16 sur une map. Tout de suite moins marrant, le gameplay bourrin limitant un poil les possibilités, en plus d'avoir à vider un chargeur entier, sur sa cible, pour en venir à bout. Autant dire que je n'ai pas été convaincu. Mais comme c'est la mode ces derniers temps, le joueur pourra grimper de level, et booster son personnage avec l'experience. A voir.
Lost Planet 2 s'annonce comme le digne héritier de son grand frère. De l'action 100% pur porc : si vous aimez les hurlements, le chant de la huit tubes, le bruit des douilles qui roulent sur le sol, les vibration de l'arme sous le bras et fumer un bon gros cigare... Bienvenue à la maison les mecs.
Date de sortie : 18/05/2010
Existe aussi sur PS3
Editeur : Capcom
Développeur : Capcom
Pegi : 16+